Du crucifix du dieu en qui tu crois
Tu pries chaque jour, chaque nuit
Tu pleures en ne pensant qu'à lui
Tu espères que la dévotion
Pourra t'apporter la rédemption
Tu pries pour que la désillusion
Puisse racheter son pardon
Ce jour là tu ne pourras jamais
L'oublier en un battement de cils
En effacer tous les effets
D'une larme ni même de mille
Tu auras beau clore les yeux
Serrer dans ta main jusqu'à en saigner
Ce colifichet, grigri fastueux
Jamais tu ne pourras le ramener
Tu auras beau te réfugier à la messe
Boire les paroles d'un futur sanctifié
Noyer ta nature de diablesse
Dans l'eau glaciale du bénitier
Jamais tes larmes ne le ramèneront
Jamais ton dieu n'exaucera ton souhait profond
Il est mort pour toi, c'est ta souillure
Ne pleure plus ceux qui furent
