Joindre mes mains, respirer profondément
Voir la Lumière et arrêter le Temps
Rien qu'une Seconde, je voudrais croire en dieu...
Mais en fermant les Yeux je ne vois que l'Ombre
Et quelques rares points lumineux
Et quand par la douleur dans mes mains je sombre
De les avoir trop jointes, je n'ai qu'un voeu
Que ce que je vois quand j'y pense soit faux
Qu'il puisse exister Ailleurs un Au-Delà
Que nos pauvres Vies ne soient pas de trop
Et qu'aucune Larme ne coule pour moi
Je voudrais pouvoir comme eux
Etre sûre de son Amour désintéressé
Mais il me faut vous faire l'aveu
De mon coeur désabusé
Peut-être ne suis-je pas assez naïve
Pour aller le dimanche à la messe
Peut-être faut-il encore que j'écrive
Pour découvrir cette ivresse
Mais plus j'y pense, plus je me dis
Qu'il n'est nul besoin d'invoquer les saints
Pour allumer en tremblant une simple bougie
En mémoire de nos chers défunts
Aussi allumerais-je sûrement un jour une Bougie
Pour honorer quelqu'un que j'aimerais toujours
Au coeur de la cathédrale de Chambéry
Sans aucune pensée religieuse alentour
Et je laisserais couler mes larmes sur la pierre froide et dure
Qui au fond représente mieux cette croyance étouffante
Que la profusion d'or et les reliques qui perdurent
N'implorant que la Terre en païenne fervante
Et si un bon chrétien se retourne sur ma peine
Et me demande si je prie pour un quelconque outrage
Je répondrais "peut-être" en érafflant mes veines
"Mais pas ce dieu que l'homme en 7 jours a créé à son image"
Et sortant de l'édifice plusieur fois centenaire
Je m'en irai au loin le coeur léger
Car la beauté des lieux ni l'orgue séculaire
Ne m'insciteront jamais à m'enchaîner
(photo : détail de sièges au coeur de la cathédrale de Truro en Cornouailles - prise par mes soins - non vous n'avez pas remarqué qu'elle est floue et que j'en suis grandement dégoutée appareil de merde sur l'écran duquel je ne m'en suis pas aperçue)

